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Il ne fera jamais une fugue… jusqu’au jour où !
« Ça n’arrive qu’aux autres. » C’est souvent ce que l’on se dit quand on parle de la perte d’un animal. Un chat qui ne sort jamais, un chien toujours tenu en laisse, un portail bien fermé… Et pourtant. Une porte mal refermée, un bruit qui fait peur, un déménagement, un feu d’artifice, un accident, et en quelques secondes, un animal peut disparaître. C’est là que l’identification prend toute son importance.
Identifier son animal, par puce électronique ou tatouage, représente un coût modéré : en général entre 60 et 80 euros, souvent inclus lors d’une adoption en refuge ou chez un éleveur. Une dépense qui peut sembler inutile quand tout va bien, mais qui devient dérisoire face aux conséquences d’une perte sans identification. Un animal non identifié est considéré comme sans propriétaire : il peut être placé en fourrière, proposé à l’adoption, voire euthanasié si personne ne se manifeste dans les délais légaux.
À l’inverse, un animal identifié peut être retrouvé très rapidement. Vétérinaires, refuges, fourrières et forces de l’ordre disposent d’un lecteur de puce permettant d’accéder aux coordonnées du propriétaire. Un simple passage chez un professionnel suffit parfois à provoquer un coup de fil salvateur et un retour à la maison.
Mais l’identification ne sert à rien si les informations ne sont pas à jour. Un changement d’adresse, de numéro de téléphone, ou même de situation familiale doit être signalé à l’ICAD, le fichier national d’identification des carnivores domestiques. Trop d’animaux restent séparés de leur famille simplement parce que le numéro enregistré n’est plus attribué ou que l’adresse n’est plus la bonne. La mise à jour est gratuite, rapide, et peut se faire en ligne.
Identifier son animal, ce n’est pas céder à la peur ou au pessimisme. C’est un acte de responsabilité et de prévoyance, une assurance silencieuse qui, le jour où l’impensable arrive, fait toute la différence. Parce que non, ça n’arrive pas qu’aux autres.