Article publié le
La cuisine commence avant la cuisson
Deux morceaux identiques, une cuisson similaire, et pourtant un résultat complètement différent dans l’assiette. La différence ne vient pas toujours du morceau lui-même, mais de ce qui a été fait avant : proportions de gras, gestion de l’humidité, temps de repos, méthode de préparation. Des détails invisibles mais déterminants pour le goût et la texture.
Ces choix techniques, on les retrouve au quotidien à la Boucherie du Roumois, installée à Routot.
À sa tête, Quentin Fayel, 25 ans, formé au CAP boucher-charcutier avec mention traiteur. Après un apprentissage, il entre dans la vie active à 20 ans comme salarié, avant de décider rapidement de se mettre à son compte et d’ouvrir sa propre boucherie, porté par la passion du métier. Il est accompagné aujourd’hui de Gabriel, apprenti boucher en CAP depuis août 2025. Tous les deux sont à la préparation, attentifs au choix des produits et à leur préparation. Les viandes sont sélectionnées localement, dans l’Eure et en Seine-Maritime.
Certaines offres sont devenues des rendez-vous réguliers, comme la promotion permanente sur les steaks hachés avec quatre achetés pour un offert. D’autres apparaissent de façon plus ponctuelle, selon les périodes et les productions maison : saucissons à partager, tripes maison ou encore colis barbecue à l’approche de l’été.
Depuis l’an dernier, une part importante du développement se fait du côté de l’activité traiteur. Buffets froids, salades variées, plateaux de charcuterie ou plateaux apéritifs : les propositions s’adaptent aux événements familiaux ou festifs. L’équipe est aujourd’hui en mesure d’accompagner des prestations allant jusqu’à 80 personnes.
L’équipe aime aussi transmettre quelques règles simples aux clients. « Une côte de bœuf, ça se sort du réfrigérateur au moins une demi-heure avant cuisson, et on évite de trop la saler à l’avance pour ne pas perdre son jus », expliquent-ils. Même conseil pour les saucisses : « chez nous, les chipolatas et les merguez n’ont pas besoin d’être piquées, elles contiennent juste ce qu’il faut de gras et d’eau pour une cuisson parfaite ».
Des gestes simples, issus du quotidien, qui font souvent toute la différence dans l’assiette !