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Ramène ta fraise !
On oublie souvent que derrière une simple barquette de fraises se cache un travail commencé des mois plus tôt. Dès l’hiver, bien avant les premières chaleurs, les plants sont préparés, entretenus, surveillés. Un cycle long, patient, où chaque geste compte pour arriver à ces fruits que l’on consomme parfois en quelques minutes.
À Caumont, cette réalité rythme le quotidien des Fruits du Haut Caumont, producteurs de pommes, de poires et de fraises. L’exploitation existe depuis 1958, lorsque le grand-père de Grégoire a planté ses premiers fraisiers en attendant que les pommiers grandissent. Aujourd’hui, la troisième génération est aux commandes : Grégoire a repris la gérance il y a trois ans, épaulé par son père devenu salarié. L’exploitation compte en permanence quatre personnes, auxquelles s’ajoutent des saisonniers pour atteindre jusqu’à douze personnes en pleine période.
Présents toute la semaine sur les marchés de Pont-Audemer (lundi et vendredi), Sotteville-lès-Rouen (jeudi et dimanche) et Louviers (samedi), ils y entretiennent un lien direct avec leurs clients, fidèles à leur manière de travailler. En parallèle, la vente à la ferme prend une place importante, avec des ouvertures chaque mercredi, vendredi et samedi de 14h à 18h. Sur place, on retrouve les pommes, les poires et les fraises de l’exploitation, mais aussi des produits transformés comme le pur jus de pomme ou le jus pétillant, ainsi qu’un cidre d’un producteur local et du miel issu d’un apiculteur partenaire, dont les ruches participent à la pollinisation du verger.
En ce moment, la fraise est au cœur de l’activité. Six variétés sont proposées : la Dream, la Magnum, la Favori, la Cirafine, la Florice et l’Angélique. Toutes ont leurs particularités, que ce soit la forme, le goût, le parfum ou la texture. Une diversité qui reflète aussi une manière de produire : ici, pas d’insecticides. L’exploitation a fait le choix de la protection biologique intégrée, en introduisant des insectes et des acariens pour réguler naturellement les ravageurs. Une méthode plus coûteuse, mais assumée.
Cette façon de travailler s’inscrit dans une conviction simple : privilégier le local. « Nous, ce que l’on veut, c’est travailler avec des gens qui cherchent à manger local », résume Grégoire. Ici, pas de grandes surfaces ni de réseaux sociaux : le lien se construit au marché, à la ferme, et surtout par le bouche-à-oreille.
Les Fruits du Haut Caumont
7 Rue des Trois Épines
27310 Caumont
06.29.02.15.35